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Publié par AVP

Covid 19: Pas de baisse dans les Vosges
Que ce soit par le nombre de décès déclarés ou par le nombre de cas positifs, les chiffres du Covid 19 ne baissent pas ni en région Grand Est ni dans les Vosges. Mauvaise nouvelle pour notre département, 4 à 6 patients décèdent du covid chaque jour (428 au cumul depuis mars 2020, une trentaine par jour pour la région ) et le nombre de cas en réanimation ou en soins critiques a même augmenté ( 29 sur 35 lits dédiés soit 81% de taux d'occupation au 14 novembre ).

 

 

 

Covid 19: Pas de baisse dans les Vosges

La situation dans le Grand Est

Les Vosges sont à l'image des autres départements du Grand Est la région ayant enregistré au 13 décembre 59 hospitalisés de plus ( dont 11 dans notre département ) et 15 personnes de plus en réanimation ( 269 au total dont 14 dans les Vosges ). La Meuse et l'Aube étant les départements les moins impactés de la région avec environ une centaine de personnes hospitalisées.

Le taux de positivité élevé pour les Vosges ( pratiquement 10% des personnes testées sont positives au Covid 19 le 13 décembre ) par rapport à la moyenne régionale ( 7,7%) indique que le virus circule encore fortement. Une légère baisse des cas contacts identifiés et avertis par l'assurance maladie ( 43% de moins ) pour 2731 personnes testées dans le département pourrait laisser espérer une décrue dans la circulation du virus, sous réserve qu'il n'y ait pas de réajustement technique dans les jours à venir.

 

 

Covid 19: Pas de baisse dans les Vosges

Pourquoi le nombre de contaminés ne baisse pas plus?

Que ce soit du fait de la baisse des températures, propice à la dynamique épidémiologique ( du fait d'une baisse de notre efficacité immunitaire ou à une moindre ventilation des pièces) ou la reprise des déplacements et des contacts sociaux, le nombre de personnes infectées ne baisse pas suffisamment au national comme au local. En  prévision des fêtes  les comportements se sont vraisemblablement relâchés et les rapprochements familiaux de fin d'année laissent craindre une troisième vague importante à mi-janvier, puisque les contaminations en milieu scolaire persistent et se transmettent aux ainés.

 

 

Les pistes de sortie de la pandémie existent

Outre l'autoconfinement, les vaccins et l'usage à venir de médicaments existants, comme le Molnupiravir, antiviral des chercheurs de L'Institut des sciences biomédicales de l'Université de Géorgie, ou la protéine leurre CTC-445 de scientifiques américains et chinois, utilisés avec succès sur des animaux ( furets et hamster syriens),  le progrès semble se nicher dans les analyses de l'ADN des premières victimes du SARS-CoV-2.

Statistiquement l'âge, le fait d'être un homme plutôt qu'une femme, la présence de comorbidités expliquaient une partie des décès du Covid, mais d'autres singularités génétiques ont été détectées . Une étude franco-américaine avait déjà identifié pour 15% des personnes touchées par une Covid sévère, un défaut d'activité des interférons de type 1, des molécules qui participent au fonctionnement du système immunitaire et qui, pour des raisons génétiques, sont produites en moins grand nombre. Dernièrement des chercheurs de l'Université d'Edimbourg ont effectué des analyses ADN sur 2000 patients sévèrement touchés par le Covid et ont détecté 8 séquences génétiques  communes. Une découverte essentielle pour aboutir à un traitement des cas les plus graves. Ils ont notamment  isolé deux gènes, TYK2 et CCR2, qui encodent les protéines impliquées dans la réponse du système immunitaire à l'infection par le nouveau coronavirus. Or il existe des médicaments sur le marché qui inhibent TYK2 ( des inhibiteurs de Janus Kinases -JAK, qui sont déjà utilisés dans le traitement d'une maladie auto-immune, la polyarthrite rhumatoïde) et des essais sont en cours sur un traitement par anticorps de synthèse pour combattre les effets de la protéine CCR2.

Il reste à confirmer par des essais cliniques appropriés, que ces pistes aboutissent à  des solutions moins complexes que les campagnes de détection et de vaccination massives, ces dernières se préparant pour mi-janvier.

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