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Publié par CEC & Co

Evolution de la population dans les Vosges depuis 10 ans


Le département des Vosges a perdu plus de 10 000 habitants en dix ans. Les derniers chiffres publiés par l’INSEE Grand Est sont implacables et ne devraient pas s’améliorer dans les années à venir.

Une évolution contrastée dans le Grand Est...

Depuis 2011, la population évolue différemment selon la taille des communes. Elle augmente significativement dans celles de plus de 50 000 habitants et plus (+0,2%), tandis qu’elle décroit assez significativement dans celles comprenant de 20 000 à 50 000 habitants, comme Épinal qui comptabilisait, en 2018, 33 894 spinaliens contre 33 977 en 2017. La  population se développe maintenant plus dans son espace périurbain.

La population dans le Grand Est a augmenté de 0,1% par an, contre 0,4% au niveau national. Dans la région, le solde migratoire apparent est négatif et l’accroissement du nombre d’habitants est uniquement dû à l’excédent des naissances sur les décès.

... mais aussi dans la Communauté d'Agglomération

La Communauté d’Agglomération d’Epinal compte, en 2018, 116 016 habitants. Golbey, Hadol, Tremonzey, Charmes … connaissent une modeste hausse, pendant que Capavenir Vosges, Uzemain, Xertigny et La Vôge-les-Bains perdent leurs occupants.
Le département des Vosges a perdu 10 334 habitants en 10 ans, comptant 379975 habitants en 2006,
contre 369 641 habitants en 2016. De 2011 à 2016, les Vosges ont perdu 0,5% d’habitants par an. Epinal
est au 13è rang des communes de la région Grand Est avec 31 558 habitants en 2006, contre 34014 il y a 10
ans, soit une baisse de -0,8% entre 2006 et 2011. Saint-Dié des Vosges voit aussi sa population baisser fortement, soit -1,6% par an avec 19 748 habitants en 2016, contre 21642 habitants en 2006. Même chose pour Gérardmer avec 8133 habitants en 2016, contre 8776 il y a 10 ans.

Les solutions existent

Le constat est inquiétant, certes, mais les solutions sont connues pour endiguer le phénomène. Il faudra de la patience et des ressources que seuls les pouvoirs publics peuvent mobiliser autour des politiques. A titre général, un contexte économique dynamique et porteur en faveur de l'emploi est indispensable, sachant que la désindustrialisation de la France touche en priorité l'Est. Ensuite, pouvoir proposer des logements modernes adaptés aux nouvelles compositions familiales, à proximité de services éducationnels et socio-culturels de proximité s'impose avec pour objectif de diminuer la moyenne d'âge de la population et assurer son renouvellement.  Certains évoquent déjà la création incontournable d'une zone franche économique ainsi qu'une prise en compte de la défense du pouvoir d'achat local par la création d'un salaire minimum interprofessionnel de croissance pour le Grand Est.

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