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Publié par A.V.P.

Tour de chauffe des enseignants

Toutes les organisations syndicales opposées à la dernière réforme Blanquer invitaient les enseignants des collèges et lycées à une journée de grève le 13 novembre. Une mobilisation totale souhaitée par les principaux syndicats (FSU, la CFDT et l’UNSA ) mais qui n'a pas été spectaculaire (inférieure à 10% des enseignants d'après le ministère). Moins d'une centaine d' enseignants ont manifesté dans les rues d’Epinal, de la préfecture jusqu'au rectorat, encadrés par la police municipale.

 

Tour de chauffe des enseignants

Absence de concertation et craintes

Les manifestants, un peu déçus de leurs maigres effectifs n'en ont pas pour autant abandonné leurs slogans demandant le retrait de la réforme avec ses 2650 postes d'enseignants supprimés et les 400 postes fonctionnels non renouvelés. Plus que des craintes sur le baccalauréat c'est surtout une mobilisation sur l'absence de concertation et sur le principe de fonctionnement  de la réforme qui est dénoncé par les professeurs présents.

 

La précarisation est en marche

Pour Jean-Pierre présent dans le cortège en gilet de la FSU « C'est le statut de fonctionnaire qui est attaqué. Le ministère veut nous remplacer par des contractuels non formés, plus souples et moins bien payés. La précarisation est en marche et sa conséquence c'est un enseignement au rabais. La réforme du baccalauréat avec ses options à la carte et ses diminutions d'heures de cours mobilise les énergies des parents, des enseignants et des proviseurs, créant des antagonismes entre lycées. On tente de nous faire oublier l'essentiel: il n'y a pas d'enseignement de qualité sans enseignants de qualité ».

« L'absence de statut des aidants d'enfants scolarisés est un problème sur lequel le gouvernement et le parlement ont reculé  » témoigne Marie-Josée qui se déclare sans appartenance syndicale. « Même si je suis en retraite l'année prochaine je tenais à être présente pour rappeler que fonctionner qu'avec des contractuels pour les enfants handicapés c'est une situation intenable et non professionnelle. Faute de budget, sans statut et donc sans continuité, l'égalité de traitement dans la scolarisation n'est pas acquise et augmente la souffrance scolaire ».

Un tour de chauffe pour les opposants qui devraient redescendre prochainement dans la rue au fur et à mesure de la diffusion des informations sur les suppressions de postes dans les Vosges.

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