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Publié par Cindy Khaliste

500 personnes pour le Ségur - Photo R1AVP

500 personnes pour le Ségur - Photo R1AVP

En avant-première du Ségur de la santé, qui débute le 16 juin, les syndicats et collectifs hospitaliers s'étaient réunis place Foch à Epinal, pour une manifestation statique, non autorisée par la Préfecture mais tolérée.

500 personnes étaient présentes autour des syndicats CGT-FO-CFTC pour cette manifestation informelle, sans compter les représentations des partis politiques UPR ou PCF, mais aussi des représentants des usagers avec l'ADEMAT-H de Remiremont, qui poursuit sa lutte contre la fermeture de la maternité du sud des Vosges.

 

 Pour Franck Pattin, le Ségur ne servira à rien - Photo R1AVP

Pour Franck Pattin, le Ségur ne servira à rien - Photo R1AVP

« Moins de bisous, plus de sous »

Comme tout évènement national relayé sur le plan local le « Ségur de la santé  » est porteur de nombreux espoirs ... ou pas. Pour Franck Pattin de Force Ouvrière le « Ségur,  c'est du creux, La méthode du grand débat cela ne prendra  pas avec FO.  On va mobiliser sur les thèmes de la revalorisation des salaires pour tous, la création de catégories de travailleurs essentiels à la nation. Cela ira du médecin en réanimation jusqu'au rippeur en passant par la caissière  ».  « On demande d'abord une revalorisation des salaires  » ajoute Sidonie du Centre hospitalier d'Epinal, « plus que des mercis et des bisous on veux des sous  ». 

 

Julie, Céline, Catherine et Stéphanie venues de Remiremont pour lancer le Ségur des Vosges - R1AVP

Julie, Céline, Catherine et Stéphanie venues de Remiremont pour lancer le Ségur des Vosges - R1AVP

« Nous, petit personnel... »

Dans le groupe de Julie, Céline, Catherine et Stéphanie des urgences de Remiremont on déplore une absence d'écoute à tous les niveaux et une stratégie de division pour régner : « Nous, petit personnel, on a souvent l'impression de parler aux murs. On a pas d'écoute sur nos revendications en rapport avec nos conditions de travail. Les décisions financières sont bloquantes alors qu'on est dans l'humain. On manque d'effectifs, on travaille avec une crainte de pénurie en permanence ou de fermeture  annoncée  ».

 

 

Maryvonne, Rachel, Florence et Aurélien de la résidence Léon Werth à Remiremont

Maryvonne, Rachel, Florence et Aurélien de la résidence Léon Werth à Remiremont

Toujours pas de prime pour les EHPAD

Au sein de la CFTC, Maryvonne, Rachel, Florence et Aurélien de la résidence Léon Werth à Remiremont, l'absence de prime est une injustice flagrante qui fait la différence entre les Etablissements Hospitaliers pour Personnes Agées Dépendantes et les hôpitaux. « Ni médailles ni primes. Alors qu'on a bien protégé nos résidents. On a eu aucun cas de Covid parce qu'on a été dans les premiers à fermer, 10 jours avant tout le monde. L'encadrement et le personnel ont bien soutenu les résidents et ils nous le rendent bien. Heureusement qu'ils sont là. On continuera à s'occuper d'eux. Mais une revalorisation et plus d'effectifs s'imposent ».

L'ADEMAT-H, presciente

Pour Guy Parmentier, adjoint au maire de Ventron jusqu'au 28 juin, membre de l'Association pour la Défense, le Maintien et l'Amélioration de la maternité de l'Hopital de Remiremont la situation actuelle conforte la lutte de l'ADEMAT-H. « Depuis 2016 on avait raison. Il a fallu une pandémie pour le prouver. C'est lamentable. On va continuer à mobiliser et on ne va pas lâcher l'affaire. Il faut que l'Agence Régionale de Santé abandonne son plan de performance qui fragilise l'institution hospitalière et ne correspond pas aux attentes des usagers ». Pour Marie-Christine , retraitée du secteur social et membre de la même association « il faut travailler sur un plan local de santé et laisser tomber le plan de performance de l'ARS. Il faut dépasser ce dispositif néo-libéral avec ses ridicules tarifications des hôpitaux. Toute activité qui vise une rentabilité va à l'encontre de l'esprit hospitalier. Rendre dépendant les services d'un hôpital d'un autre  comme avec l'hôpital d'Epinal ne règle rien, sinon que cela rassure sur le papier les gestionnaires centraux ». Marina Dos Santos, conseillère régionale et Présidente de la Ligue des Citoyens ne décolère pas après avoir été évincée de la tribune par un syndicat révolutionnaire  « les élus ne s'engagent pas assez. Ils sont en état de sidération, d'où ma présence ce jour en tant qu'élue régionale et membre de l'ADEMAT-H . Il faut une véritable écoute des pouvoirs publics et un engagement populaire reconnu ».

 

 

 

Un élu de Ventron avec l'Ademat, Guy Parmentier

Un élu de Ventron avec l'Ademat, Guy Parmentier

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