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Publié par A.V.P.

Claude Doyen, Ottman Zair, Nicolas Heitz

Claude Doyen, Ottman Zair, Nicolas Heitz

Le Comité Local d'Aide aux Victimes ( CLAV) semble, pour le commun des vosgiens, un « machin » administratif auquel ils n'auront jamais affaire. Cette organisation méconnue assume pourtant un réel rôle de coordination auprès des organisations qui assistent des personnes en difficulté à l'issue d'infractions (victimes d' attentats terroristes, d'accidents collectifs ou catastrophes naturelles, de crimes sériels et d'infractions pénales ) et elle a mobilisé ses membres tout au long de la semaine dans le cadre de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Outre de nombreuses animations et débats organisés sur tout le territoire, le CLAV s'est réuni dernièrement en Préfecture, afin d'évoquer plus particulièrement les mesures à prendre en cas de violences conjugales, 45 déferrement à la justice ayant déjà été effectués dans le département en 2019.

 

Sous la présidence partagée du préfet ( représenté par son directeur de cabinet Ottman Zair ) et du Procureur de la République Nicolas Heitz ( avec la présence remarquée de la Présidente du Tribunal de Grande Instance d'Epinal Claude Doyen ou du Colonel Brice MANGOU, commandant le groupement de gendarmerie départementale ) le Comité Local d'Aide aux Victimes des Vosges a siégé dernièrement en préfecture  afin d'assister et accompagner le travail des autorités locales et du milieu associatif, puisque l'hébergement ou la protection de l'enfance  leur incombe tout particulièrement.

 

Un CLAV de « haut niveau »

Le dernier Comité était composé d'après le procureur « d'interlocuteurs de haut niveau qui devraient concrétiser leurs engagements opérationnels par la signature d'une charte avant la fin d'année ». Olivier Merlin, vice-président de l'association SOS Victimes de Saint Dié ( qui traite 500 dossiers par an de victimes d'infractions pénales ) soulignait le caractère innovant de certaines mesures: « à posteriori, la mise à disposition de logements de secours mais aussi la gestion du traumatisme psychologique, le traitement ou l'éloignement du conjoint violent est maintenant bien pris en compte. Dans le sens de l'amélioration de la prévention, pour éviter la récidive ou en tout cas faciliter la signalisation des risques, la Gendarmerie des Vosges a tout particulièrement innové. Un bulletin d'information et de protection a été mis en place et est diffusé dans leurs services dès lors qu'il y a une victime de violences intrafamiliales qui le souhaite, et même s'il n'y a pas eu de poursuites judiciaires».

 

 « La parole se libère»

Pour Nicolas Hietz, le procureur du Tribunal de Grande Instance d'Epinal, «Le Grenelle du 3 septembre 2019 a permis de libérer la parole, de rendre confiance aux victimes sous emprise. Par rapport à 2018, les procédures pénales en ce qui concerne les violences conjugales augmentent. Pour 45 déferrement à la justice cette année, cela s'est traduit par 20 comparutions immédiates et 15 mises en détention, ainsi que 3 ouvertures d’informations criminelles. En 2018 dans les Vosges il y a eu 2 condamnations à 18 mois de prison ferme ».

 

A la découverte des services et associations d'aide aux victimes

La semaine d'action nationale s'est conclue pour les représentants du Comité d'Aide départemental par la visite du  Centre d’Activités Sociales, Familiales et Culturelles de Rambervillers (CASFC), une association qui gère et accueille des femmes en difficulté sociale ou victimes de violences conjugales, avec leurs enfants. Dans un ensemble immobilier de 2500 m2 ce sont 57 places en appartement qui sont dédiées à de l'hébergement d'urgence de femmes isolées ou de familles. Une structure créée il y a 30 ans, présidée et cofondée par Guy Renard, qui a présenté le travail effectué par son association au travers de quelques témoignages de personnes présentes.

Olivier Merlin de SOS Victimes Saint Dié avec Claudine Renard Présidente du CIDFF

Olivier Merlin de SOS Victimes Saint Dié avec Claudine Renard Présidente du CIDFF

Le numéro national d’aide aux victimes, le116006 (depuis l'étranger 00 33 1 80 52 33 76), 7 jours sur 7.

Il assure une écoute anonyme et confidentielle aux victimes. Il a pour objectif de libérer la parole et d'identifier les besoins, afin de proposer une mise en relation avec les associations d'aide aux victimes et/ou tout service partenaire susceptible d'y répondre.

 

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