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Publié par A.V.P.

Après les premières controverses et réactions à chaud des spinaliens suite à l'annonce par le premier adjoint et candidat à la mairie Patrick Nardin du projet d'installation de 30 caméras à Epinal, il restait à consulter les bénéficiaires de l'équipement projeté: les policiers. Patrick Roussel, Directeur Départemental de la Sécurité Publique, qui a suivi le projet spinalien et connait les équipements vidéo bisontins ou strasbourgeois nous a éclairé de son expérience.

 

 

Patrick Roussel Directeur Départemental de la Sécurité Publique

Patrick Roussel Directeur Départemental de la Sécurité Publique

Des équipements qui ne portent pas atteinte aux libertés individuelles

 

« On travaille avec Epinal depuis plusieurs années sur le projet de vidéoprotection, l'appui du Préfet ( qui sait l'usage que l'on peut faire de caméras avec son expérience du Havre et de Caen ), le déploiement de la fibre et l'aide financière de l'Etat ont facilité cette décision. Saint Dié et Remiremont ont leurs propres centres de vidéo protection municipaux depuis plusieurs années et tout se passe très bien. Il n'y a pratiquement pas eu de demande de droit d'accès d'effectué par des requérants en commission préfectorale, un organisme qui se réunit régulièrement sous le contrôle d'un magistrat pour vérifier les réclamations. Les polices municipales sont les administrateurs de leurs outils et propriétaires des images collectées et ce n'est que sous réquisition judiciaire que la police nationale ou les gendarmes  peuvent en avoir communication. Au delà d'un mois tout est effacé. Le plus souvent on ne peut avoir un enregistrement immédiat que d'une minute et demie lorsqu'on est au poste de contrôle, sans possibilité d'extraire et capter les images. Les accès aux centres de vidéo protection sont doublement contrôlés par badge et limités aux personnes habilitées. Les caméras sont rarement pilotées et lorsque c'est le cas elles sont bridées ou floutées numériquement pour qu'elles ne puissent filmer que la voie publique, et non les commerces ou habitations. Il n'y a vraiment aucun risque de détournement d'images, tout est sécurisé pour la population ».

 

 

Vidéo protection - Suite

Les caméras améliorent l'élucidation des crimes et délits

 

«  Des images captées nous ont été très utiles pour retrouver rapidement des délinquants et criminels. Récemment un violeur prés de la gare et un adulte au comportement déviant qui tournait auprès de mineurs dans un équipement public ont été identifiés grâce aux caméras. Cela a été décisif. Pour la vidéoprotection, c'est la voie publique et les entrées de ville qui seront les plus sollicitées, pour identifier les cambrioleurs qui viennent des pays de l'Est ou les criminels sériels. Les caméras routières seront utiles pour le maintien de la fluidité de rues comme La Préfecture lors des sorties d'école, des carrefours à feux névralgiques ou les quais. On pourra toujours s'en servir dans des lieux ou il y a de fortes incivilités, noctrnes ou festives. Cela nous est demandé systématiquement lors des réunions de comités de quartier. Il est vrai que la délinquance est en baisse et que l'on est dans une petite ville peu criminogène, dans un département qui est parmi ceux qui ont le plus faible de France. Pour le maintien de l'ordre, la vidéoprotection permettra par exemple de faire l'économie de drones et d'hélicoptères en cas de manifestations violentes. Cela peut aussi aider pour éviter des guet-apens à l'encontre des pompiers ou des policiers. Le poste de contrôle qui est au commissariat est déjà prêt à recevoir les écrans, alors même qu'il ne peut intervenir sur les caméras  que si les policiers municipaux lui laissent la main ».

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