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Publié par A.V.P.

Christophe Petit, au centre toute

Centriste, ancien de la majorité municipale, Christophe Petit s'est déclaré candidat pour 2020 avec une liste d'ouverture. En exclusivité pour l'Echo des Vosges, l'ancien adjoint en charge de la culture évoque ses convictions à l'origine de son engagement pour les municipales et sa création d'une liste composée de personnes de la société civile.  

Christophe Petit, au centre toute

« Outre le mandat municipal de 2014 dont je revendique l'action, je reste persuadé qu'un maire indépendant, qui apporte avec une équipe plurielle une vision de son époque, offre à sa ville une opportunité: s'affranchir d'une logique politique assise sur le jeu des partis nationaux, des alliances d'opportunités et des renvois d'ascenseurs. En l'état actuel il n'est par exemple pas question pour ma liste d'ouverture de participer à la guerre familiale  en cours en s'alliant avec Benoit Jourdain qui escompte avoir l'investiture de Les Républicains, contrant ainsi Patrick Nardin et Michel Heinrich qui ont démarré très tôt - trop tôt ?- leur campagne. Il n'y a pas de volonté de revanche ou de pulsion inconsciente de tuer le père dans ma liste. De ce coté là, je suis bien plus libre et autonome que d'autres. Il y aura des LR, des socialistes, des centristes et des marcheurs sur ma liste d'ouverture, cela est certain ».

 

Pourquoi impliquer les citoyens dans l'éthique de la vie municipale spinalienne?

 

« Sur le plan municipal, se fédérer autour d'un état d'esprit d'ouverture, de société ouverte qui mise sur l'intelligence collective est un pari gagnant mais aussi un état d'esprit. Se donner les moyens de mettre en place des outils numériques qui permettent une efficacité et une transparence bienvenue permet d'obtenir l'adhésion du plus grand nombre, mais le critère humain est aussi important. Pour les élus, ne pas imposer son point de vue d'entrée de jeux, alors que c'est ce qui se pratique trop souvent sous des prétextes d'efficacité, de discipline ou de rapidité, c'est essentiel pour la nouvelle société participative à laquelle les nouvelles générations aspirent, on ne peut y échapper. Cela n'a rien de disruptif, c'est responsable, fluide et intelligent. Pour Epinal, il me semble indispensable de mettre en place un comité éthique composé de spinaliens tirés au sort, qui auditeront les niveaux de d’indemnités des élus, vérifieront l’absence de conflit d’intérêt, les pratiques de sureté ou les circuits d'information ou de décisions pluralistes. C'est un point fort de mon programme dont je dévoilerai les autres axes à posteriori.

Ce comité d'éthique cela n'a rien d'un alibi ou d'un élément de langage démagogique, c'est un point de passage obligé pour rétablir la confiance entre les élus et les électeurs. Le pouvoir éloigne des réalités, il faut s'en prémunir par avance en s'obligeant à la transparence permanente, à ne pas écouter que les plus déférents mais aussi les silencieux ou les invisibles qui s'inquiètent de la marche des affaires municipales sans avoir les moyens d'obtenir les informations nécessaires. L'information et de véritables échanges sont indispensables, j'en suis convaincu. Cela oblige à déléguer, faire confiance et écouter. Il est illusoire d'imaginer pouvoir tout faire, tout seul, quel que soit sa force de travail ou son intelligence. C'est un autre regard sur la vie politique: c'est  proactif et pragmatique pour les électeurs, sans marche forcée ou pratique toxique pour le personnel municipal. Le programme qui va être rendu public comme les 39 colistiers  qui viendront de tous les horizons, seront inspirés des mêmes valeurs ».

 

 

S'il fallait changer quelque chose ?

 

« L'objectif de diminuer la fiscalité sur Epinal est un chantier complexe sur lequel il va falloir travailler. Il est certain que c'est un frein à l'installation de nouveaux foyers, mais on se doit d'attendre de mesurer l'impact de la suppression de la taxe d'habitation par le gouvernement.

Le choix marketing et la campagne Epinal La belle image m'a un peu échappé. Cela remet en cause le label «Je vois la vie en Vosges » qui est une marque très forte, on aurait pu s'y raccrocher, alors que l'appartenance citoyenne à une agglomération me semble trop abstraite pour les habitants.

Et enfin la Communauté d'Agglomération doit prioritairement chercher à mutualiser des moyens pour réaliser des économies au profit des populations. Une harmonie reste à trouver dans l'agglomération avec les maires de chaque communes car la présidence ne revient pas de droit au Maire d’Epinal ».

 

 

 

 

 

 

 

 

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