Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par A.V.P.

Alibi écologique de la surfiscalité: les associations de consommateurs réagissent

Comme en écho des multiples rubriques sur la surtaxation des ménages et la perte de pouvoir d'achat, l'Union Fédérale des Consommateurs vient de lancer une pétition en ligne « Fiscalité: Stop à l'alibi écologique » avec un objectif de 50 000 signatures en 15 jours. Une forme d'expression « coléreuse »  de voir des taxes diverses et variées qui sont détournées sans contrepartie de leur destination officielle en vue de lutter contre le réchauffement climatique. Le gouvernement est pris la main dans le pot de confiture: 10 milliards d’euros de taxe carbone en 2019 sont collectés sur les factures d’énergie et de carburant abondant le budget de l' État. Il faut y rajouter 500 millions d’euros de taxe sur l’élimination des déchets récupérés sur les factures de collecte et de traitement des déchets ménagers,  300 millions sur les factures d’eau et 5,5 milliards de Contribution aux Charges de Services Publics de l’Électricité sur les factures d’électricité des français. Une fiscalité opaque qui se dissimule sous des éléments de langage et qui pénalise les ménages sans faire évoluer les comportements.

 

 

Refuser une fiscalité environnementale punitive

Après sa pétition concernant les Linky de la société Enedis, c'est au tour du gouvernement d'être mis sur la sellette suite aux petites phrases et grands argumentaires laborieux de ces dernières semaines que ce soit du Président Emmanuel Macron comme de François De Rugy ou Bruno Lemaire. L'UFC ( avec les associations AMORCE et la CLCV ) réclame dans sa pétition que les recettes des taxes environnementales soient véritablement affectées au financement de la transition écologique « au plus près des Français et de leur territoire ».

 

360 euros de taxes environnementales par an

Les associations réclament une véritable transparence et une réciprocité aux prélèvements obligatoires pour qu'ils servent à financer principalement la transition écologique. Plusieurs propositions sont faites pour réutiliser ces recettes : aide aux équipements de chauffage et aux énergies renouvelables pour aider à réduire les factures énergétiques, compensation pour les ménages en situation de précarité énergétique, plus de soutien aux solutions de transports et aux véhicules autonomes et propres, affectation de moyens en faveur des économies d'eau, de la protection des mers et des rivières et renforcement de la promotion du recyclage des déchets.
«  La France est en train de dévisser de la plupart de ses objectifs environnementaux et nous en voyons les conséquences au quotidien dans notre environnement proche (inondations, canicules, dépôts sauvages, pollution de nos cours d’eau et de nos plages…) . En 2019, une famille type paiera en moyenne 360 euros de taxes environnementales prélevées par l’État. Ces recettes ne font qu'augmenter au nom de l’environnement, mais les moyens pour accompagner au quotidien les Français et les territoires en faveur de solutions économes et vertueuses pour l’environnement, eux, ne progressent pas ! »

L’écologie n’est pas un alibi 

En parallèle de la manifestation du 17 novembre, les consommateurs se mobilisent contre ce qui représente une manœuvre indigne de la part d'un gouvernement qui se voulait à l'origine défenseur du pouvoir d'achat et qui prêche d'habitude pour la transparence et le parler vrai. Il s'agit surtout de la première occasion ( non corporatiste ou politique ) de convergence des mécontentements, alors qu'à l'approche des prochaines échéances électorales européennes, la fébrilité des marcheurs est révélatrice du flottement existant dans la majorité.

https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-petition-fiscalite-stop-a-l-alibi-ecologique-n60101/

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article