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Publié par A.V.P.

La rentrée sociale des syndicats

Après les 270 retraités manifestants de la CFDT, c'était au tour de la CGT, FSU, FO, Solidaires de manifester  à Epinal entourés de retraités sans étiquette, de Colère Vosges, France Insoumise et du PCF. 780 participants qui ont manifesté leur opposition à l'encontre du gouvernement Macron et de ses mesures signifiant un recul social et une perte de pouvoir d'achat généralisée.

Mais c'était surtout un tour de chauffe avant les négociations à venir sur les retraites, l'assurance-chomage ou la sécurité sociale. Sans compter les élections professionnelles de décembre, vraisemblablement à l'origine de l'absence de la CFDT au sein de l'intersyndicale.

 

 

Odile et Danièle enseignantes à Saint Dié

Odile et Danièle enseignantes à Saint Dié

Une rentrée combative...

« On ne lâche rien face au gouvernement » confirment les délégués syndicaux, appuyés de représentants d'entreprises vosgiennes comme Viskase, Trane, Garett, Carrefour, le centre hospitalier Emile Durkheim, la SNCF, l'Education Nationale. Pour les retraités, présents en nombre en fin de cortège, la hausse de la CSG est vécue comme une indignité. « 300 euros de moins par an. C'est ça de moins qu'on ne dépense pas localement, sans compter la mutuelle qui augmente et l'accès aux soins qui se complique » explique Françoise qui était dans la fonction publique. « On a travaillé toute notre vie et des fois en se serrant la ceinture pour mettre de coté ou payer sa maison. C'est notre épargne qui file maintenant alors qu'on en aura besoin pour se payer un EHPAD dans 5 ou 10 ans » s'insurge Jean-Marcel de 68 ans d'âge.

 

 

 Les retraités en force!

Les retraités en force!

... Mais sans illusions

« Tout le monde devrait être là dans la rue et tous les jours » continue Jean-Marcel « il n'y a pas assez de jeunes pour la relève alors que c'est aussi pour eux qu'on manifeste ». « On réfléchi à une grève du bénévolat ou du raccompagnement des enfants de l'école. S'il n'y a plus de retraités dans les associations ou les conseils municipaux,  les villes et villages ne vivront plus et ce sera un blocage de la France » imagine Françoise. « La population est fataliste, inconsciente. Les parents d'élèves s'en fichent de la réforme avec ses 2500 suppression d'emploi, ses classes de 35 élèves par mesure d'économie et du bac au rabais » s'inquiètent Odile et Danielle, enseignantes à St Dié, couvertes de pancartes pour essayer de faire comprendre la réforme Blanquer et ses travers probables.

 

La rentrée sociale des syndicats

Un nouveau modèle de société doit être dessiné

« L'arthrose nous empêche de lever le poing mais on peut encore mettre quelques marrons » affirme en souriant Jeannine, une retraitée contente de retrouver des connaissances de la manifestation de mars. « Il faut dépasser l'étape du constat, s'éviter  un voyage en utopie politique  et s'accrocher pour faire passer un message de défense des populations et des territoires  »  revendique Michel de Thaon, venu pour soutenir les manifestants de Viskase. « Face à la mondialisation et au dumping de la Pologne par exemple, avec une main d'œuvre quatre fois moins chère qu'en France, qu'est ce qu'on peut faire ?  L'Europe casse nos outils de travail et la bureaucracie gouvernementale la soutien. On est impuissants parce que les politiciens ne savent pas défendre nos intérêts » . «  La solution est aux mouvements citoyens et à la démocratie directe. Pas à l'envie, au ressentiment, à la fiscalisation de tous et à la mise en place d'un flicage généralisé. Les gens se sentent piégés et trahis par l'état qui ne respecte pas la dignité des français. Le respect de la parole donnée pour les retraites et les emplois, la liberté de tous et de chacun, c'est une priorité permanente non négociable.  »

 

 

La rentrée sociale des syndicats
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