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Publié par O.P. pour A.V.P.

Une Biennale exceptionnelle qui a attiré 300 personnes

Une Biennale exceptionnelle qui a attiré 300 personnes

Conjuguant les performances, les animations numériques et l'exposition d'œuvres monumentales ou lacérées, le tout en usant d'une multitudes de médias et de supports, l'association d'artistes et d'amateurs d'art de la rue Saint Michel « Le 46  » nous en mets plein la vue avec sa sixième Biennale qui s'achèvera le 16 septembre.

Transversale, intégrant des artistes émergeants ou confirmés et des artisans d'exception tels les « Il était un arbre » ou « Une fille, du fer » on assiste à un grand déballage d'automne d'art contemporain, sans prétention mais avec nombre de qualités, dynamique et frais.

 

Sakew et ses astronautes monumentauxSakew et ses astronautes monumentaux

Sakew et ses astronautes monumentaux

Du monumental en extérieur

Les artistes invités et résidents ont véritablement colonisé la Plomberie. Dès le parking, un ange d'acier posé en haut d'un escalier spartiate, porte haut le flambeau de l'évènement. Il répond ainsi à un ours bavant ( relief de la manifestation Jack & Léo 2018 ) composé d'un agglomérat de résidus de la société de consommation, juché tel un reproche inamovible, sur un angle du toit de la Plomberie. Toujours en extérieur, des liteaux finement assemblés par les charpentiers-artistes d'« Il était un arbre », en constructions symboliques quasi abstraites, permettent de visualiser le point de restauration et de casser tout en transparence la façade des plus industrielles de la Plomberie.

 

Vous faites l'ange avec Stephanie Abscheidt ou l'ours avec Vincent Loisy et les enfants de Léo Lagrange ?Vous faites l'ange avec Stephanie Abscheidt ou l'ours avec Vincent Loisy et les enfants de Léo Lagrange ?

Vous faites l'ange avec Stephanie Abscheidt ou l'ours avec Vincent Loisy et les enfants de Léo Lagrange ?

Une diversité bienvenue

Céramiques, acier, bois, tissus, numérique et mapping, papiers, couleurs, tatouage et musique, feu et fumées... la tête nous tourne de voir autant de créations et d'artistes aux qualités créatives manifestes. Il y en a pour tous les goûts. Du numérique de plus en plus avec les spinaliens d'origine Y 84 et AL qui transcendent et rendent interactif des tableaux abstraits en animation sur tablette numérique ou Pierre Ferry avec sa création hypnotique « Le début de l'expansion ». Les céramiques extra-terrestres et multicolores de Louis Mangin ponctuent agréablement la visite en mezzanine. Du monumental encore avec une affiche détournée de Thom-Thom entre les volées d'escaliers ou l'astronaute illuminé de Sakew qui semble sortir du décor. On croise le travail de piliers spinaliens du « 46 » tels Fabian Delacote, Arthur MLTN ou Vincent Loisy; d'artistes urbains confirmés comme Niack, Robin Lopvet ou Sébastien Montag tout autant que l'on découvre des artistes moins fréquents comme Julo, Kean, l'ironique et satyrique Brodeuse masquée de Nancy ou Pierre Gréau. De l'évènementiel aussi avec les tatouages de Flagrant délit ou la mise à feu de «Bagarre » d'Orion, une composition à base de mèches lentes qui lorsqu'elles brulent focalisent sur la zone de tension de l'œuvre et laissent une trace noire de combustion au mur.

 

Une Biennale qui déchire - 2Une Biennale qui déchire - 2

 

Un travail acharné de plus d'un mois pour les bénévoles spinaliens du « 46  » qui se révèle payant mais surtout une belle démonstration au profit du grand public de savoir-faire d'art contemporain que l'association la Lune en parachute a accueilli une nouvelle fois en ses murs.

 

A paraitre sur l'Echo des Vosges du 20 septembre 2018

 

Fabian Delacote un pilier du "46"Fabian Delacote un pilier du "46"

Fabian Delacote un pilier du "46"

Orion et sa bagarre avant la mise à feuOrion et sa bagarre avant la mise à feu

Orion et sa bagarre avant la mise à feu

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