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Publié par Eva Mantendre

L'enfer est pavé ... avec l'argent de nos impôts!

Stupeur et affliction avec le programme  «  Epinal au Coeur  » . Ou l'on découvre dans la presse que la ville va donner de l'argent aux ménages qui décident d'acheter un bien immobilier vide depuis deux ans. L'objectif final étant qu'ils viennent vivre en centre ville. Le sport national du claquage de l'argent des autres a trouvé un terrain de jeu supplémentaire à Épinal.

Un électoralisme difficilement dissimulable, soutenu par un gouvernement en panne de soutien populaire,  qui pose une nouvelle fois la question de l'utilisation ubuesque des ressources financières par les pouvoirs publics et collectivités. Quelle iniquité entre les actuels résidents et les futurs ? Pourquoi eux et pas moi ou les suivants ? Pourquoi ne pas laisser le marché immobilier se réguler dans le temps ?

La baisse démographique n'est pas un problème pour les spinaliens

« Il faut donner l’envie de venir habiter à Épinal, il faut donner l’envie d’y consommer, il faut donner l’envie d’y investir » aurait affirmé notre très cher édile et Président de la Communauté d'Agglomération lors de la présentation d'Epinal au Cœur. Un plaidoyer aux accents propagandistes, alors que personnellement -et très égoïstement- je n'ai aucune envie qu'il y ait plus de monde en centre ville ! Je tiens à ma tranquillité quotidienne et à la fluidité de circulation ! Un lancement d'une opération de revitalisation avec tambours et trompettes agrémenté d'incantations chamaniques qui n'apporte pas de véritable solution à la décroissance démographique. Au contraire, un tel argumentaire subventionné avec une prodigalité nationale inattendue pousse à la défiance les éventuels candidats: qu'est ce que cela cache ?

Des envies ... aux objectifs atteignables

Bien sur qu'il faut avoir une ville attractive Monsieur le Maire! Bien sur qu'il faut diminuer la vacance des immeubles! Bien sur que personne n'ira contre une distribution somptuaire d'argent qui finira bien par ruisseler sur la ville! Mais cela reste un emplâtre sur une jambe de bois. La meilleure solution étant de rendre « naturellement »  attractive la ville. C'est à dire confortable à vivre ( moins de travaux, une circulation et un stationnement plus fluides ?) et moins couteuse ( baisse de la fiscalité ).

C'est mâaaagiiique!

A moins d'un coup de baguette magique ( du pétrole dans le sous sol ? Amazon ou Alibaba ouvrent un entrepôt de taille européenne dans les Vosges ? Un  parc d'attraction va être créé sur la Moselle ?) le nombre de spinaliens et de vosgiens  n'a pas de raisons d'augmenter. La seule variable d'ajustement pour rendre la ville attractive, tout particulièrement sur le plan de l'habitat, consiste à réduire massivement  les taxes municipales correspondantes ainsi que celles des ordures ménagères ( augmentées de 1,16% alors que les prestations d'enlèvement ont diminué d'un tiers en centre ville, cherchez l'erreur ).

Réduire les taxes et donc ...

Qui dit ( avec une effronterie peu commune j'en conviens ...) réduction des prélèvements obligatoires, demande à la commune et à l'agglo de s'adapter et donc de réduire une politique d'évènementiels ( sportifs et culturels ), de développement économique ( Vosg'Innov et le Syndicat d'Economie Mixte ) et une communication de prestige, totalement disproportionnés pour une petite ville comme la nôtre. Si ces «  investissements  »  servent avec opportunisme les commerçants et entreprises vosgiennes ( la subvention pour les vélos à assistance électrique sont l'illustration du fameux capitalisme de connivence et de l'entre soi... ) et incidemment les élus locaux, cela reste une pratique malsaine de redistribution et d'orientation administrative de l'économie digne des meilleures utopies socialo-marxiste, qui, s'il était nécessaire de le rappeler, avaient décidé une fois pour toute du bonheur d'autrui ... par la contrainte. La fiscalité et la bureaucratie numérique sont de nouvelles formes de contraintes, moins douloureuses qu'un séjour au goulag, mais bien plus pernicieuses. C'est un parasitisme invisible - qui participe malgré tout à construire la paix sociale par une redistribution forcée- mais dont on peut se passer, dès lors que l'on est doté d'un tant soit peu de lucidité, de responsabilité et de capacité de se projeter dans le long terme pour l'avenir de nos enfants et de la nation ( tirade inévitable pour ne pas être taxée de bavarde individualiste ).

Moins d'impôts = plus de ruissellement

Les impôts d'un point de vue élémentaire, c'est une dépossession du travail des individus, au profit d'une bureaucratie pléthorique et de la cohésion nationale ( dans sa conception jacobine ). N'oublions toutefois pas qu'en démocratie le montant des impôts, ce n'est pas une fatalité. Ils peuvent diminuer, même si cela désespère ceux qui jouent avec notre argent, persuadés qu'il leur appartient à due proportion d'une année sur l'autre. Il suffit d'avoir un peu de mémoire, de bien voter ou de sensibiliser ses élus. Et ces derniers n'ont pas à se créer l'obligation d'intervenir financièrement sur tous les sujets.

Adapter les dépenses aux besoins et ressources des habitants et non aux envies dirigistes des politiciens: la voilà LA belle image !

 

Synthèse de l'article beaucoup plus développé d'Eva Mantendre en lecture libre sur le site de Marcelle Lheur en lien ci dessous. A lire dans l'Echo des Vosges du 20 Septembre

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