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Publié par P.O.

Des grévistes pleins d'entrain!

Bravant les grèves à la SNCF et des rigueurs climatiques qui n'avaient rien de printanier, 1500 manifestants en provenance de tout le département et membres de tous les syndicats nationaux ( mais aussi les mouvements Colère 88, les retraités ou les employés de l'Office National des Forêts ) ont manifesté en centre-ville d’Épinal contre les réformes du gouvernement en cours ou à venir. L'intersyndicale a été reçue à la Préfecture pour faire état de ses doléances à l'encontre du programme « Action Publique 2022 » avant que le cortège n'effectue une longue boucle animée par l'orchestre de batucada Léocada sur les deux rives de la Moselle.

 

Des grévistes pleins d'entrain!Des grévistes pleins d'entrain!

Les manifestants engagés pour la défense du service public protestaient principalement contre le gel du point d’indice, le jour de carence rétabli, mais aussi la hausse de la CSG et les suppressions de postes. Pour Thierry, fonctionnaire territorial resté à l'abri sous un porche, c'est la résignation, même s'il se déclare de tout cœur avec les manifestants: « Les points d'indice sont bloqués depuis 10 ans sinon plus. Heureusement que j'aime mon boulot et que j'ai une grande autonomie. Mais c'est déprimant cette absence de perspectives et cette sensation qu'on n'est pas reconnu ni entendu ».

 

Un inventaire à la Prévert

Dans le cortège toutes les revendications et structures politiques pouvaient être recensées au risque de créer une confusion dans les genres: la situation critique de l'hôpital et la pénibilité des professions de santé était mise en avant par le PCF, les limitations de vitesse et la perte de pouvoir d'achat avec Colère 88 qui avait appelé au soutien de la manifestation , la réforme inquiétante des retraites des fonctionnaires, de la SNCF ou du régime des forêts privées et publiques . Le régime des ATSEM, méconnu et défendu par le collectif des Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles de France, qui souhaite instituer une journée annuelle des ATSEM .Le nouveau Parti Anticapitaliste n'hésitant pas à invoquer le cinquantième anniversaire de Mai 68 pour en appeler au rapport de force et « dégager » le gouvernement Macron.

 

Les services de l'état se restructurent parfois brutalement

La disparition continue des services de proximité trouve son illustration avec la suppression prévisible du Centre d'Information et d'Orientation ( CIO) de Remiremont. 10 emplois qui vont être rapatriés à Epinal, directrice du centre y compris. « Le discours de la rectrice est net et sans appel » atteste Anne-Marie en chasuble et sous sa banderole réalisée avec du tissus de Tenthorey «  il ne faut que 18 CIO au lieu de 24 dans le rectorat. Notre équipe de Remiremont rayonnait jusqu'à Bussang, au contact des entreprises, des établissements scolaires, des élus, de Pole Emploi, des missions locales... On informait les adultes, les écoles privées et 5000 élèves ». «  Ils devront tous se déplacer jusqu'à Epinal maintenant  » témoignent avec dépit Adeline et Amélie du CIO d'Epinal.  « Comptablement c'est un gain pour l'éducation nationale mais le coût caché est considérable pour les usagers. Et les territoires s'en retrouvent encore plus discriminés. On a affaire à une logique bureaucratique et hors sol détachée des préoccupations humaines. On ne pensait pas connaitre cela dans notre pays  ».

 

Un sort enviable malgré tout ?

Sur le trottoir, Rachel,  la soixantaine , s'inquiète de savoir si elle peut faire connaitre son point de vue spontané à la presse. « Je suis technicienne de santé de formation mais sans emploi depuis un moment. Je souhaite qu'on sache que je ne suis pas d'accord avec tous ces gens qui défilent. J'échangerai bien ma place contre la leur. Je viens de dépenser mon dernier euro en timbre pour contester le retrait de mon Revenu de Solidarité Active. La Caisse d'Allocation Familiale me l'a retiré et je n'ai plus rien pour vivre. Vous ne pensez pas qu'on marche sur la tête: des gens qui demandent plus alors que d'autres aimeraient juste survivre ? ». Un témoignage particulier tout en retenue et dignité qui interpelle sur la relativité des soucis de chacun.

P.O.

Des grévistes pleins d'entrain!Des grévistes pleins d'entrain!
Des grévistes pleins d'entrain!Des grévistes pleins d'entrain!

Un inventaire à la Prévert

Dans le cortège toutes les revendications et structures politiques pouvaient être recensées au risque de créer une confusion dans les genres: la situation critique de l'hôpital et la pénibilité des professions de santé était mise en avant par le PCF, les limitations de vitesse et la perte de pouvoir d'achat avec Colère 88 qui avait appelé au soutien de la manifestation , la réforme inquiétante des retraites des fonctionnaires, de la SNCF ou du régime des forêts privées et publiques . Le régime des ATSEM, méconnu et défendu par le collectif des Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles de France, qui souhaite instituer une journée annuelle des ATSEM .Le nouveau Parti Anticapitaliste n'hésitant pas à invoquer le cinquantième anniversaire de Mai 68 pour en appeler au rapport de force et « dégager » le gouvernement Macron.

 

Des grévistes pleins d'entrain!

Les services de l'état se restructurent parfois brutalement

La disparition continue des services de proximité trouve son illustration avec la suppression prévisible du Centre d'Information et d'Orientation ( CIO) de Remiremont. 10 emplois qui vont être rapatriés à Epinal, directrice du centre y compris. « Le discours de la rectrice est net et sans appel » atteste Anne-Marie en chasuble et sous sa banderole réalisée avec du tissus de Tenthorey «  il ne faut que 18 CIO au lieu de 24 dans le rectorat. Notre équipe de Remiremont rayonnait jusqu'à Bussang, au contact des entreprises, des établissements scolaires, des élus, de Pole Emploi, des missions locales... On informait les adultes, les écoles privées et 5000 élèves ». «  Ils devront tous se déplacer jusqu'à Epinal maintenant  » témoignent avec dépit Adeline et Amélie du CIO d'Epinal.  « Comptablement c'est un gain pour l'éducation nationale mais le coût caché est considérable pour les usagers. Et les territoires s'en retrouvent encore plus discriminés. On a affaire à une logique bureaucratique et hors sol détachée des préoccupations humaines. On ne pensait pas connaitre cela dans notre pays  ».

 

 

Des grévistes pleins d'entrain!
Des grévistes pleins d'entrain!
Des grévistes pleins d'entrain!
Des grévistes pleins d'entrain!Des grévistes pleins d'entrain!Des grévistes pleins d'entrain!

Un sort enviable malgré tout ?

Sur le trottoir, Rachel,  la soixantaine , s'inquiète de savoir si elle peut faire connaitre son point de vue spontané à la presse. « Je suis technicienne de santé de formation mais sans emploi depuis un moment. Je souhaite qu'on sache que je ne suis pas d'accord avec tous ces gens qui défilent. J'échangerai bien ma place contre la leur. Je viens de dépenser mon dernier euro en timbre pour contester le retrait de mon Revenu de Solidarité Active. La Caisse d'Allocation Familiale me l'a retiré et je n'ai plus rien pour vivre. Vous ne pensez pas qu'on marche sur la tête: des gens qui demandent plus alors que d'autres aimeraient juste survivre ? ». Un témoignage particulier tout en retenue et dignité qui interpelle sur la relativité des soucis de chacun.

P.O.

Des grévistes pleins d'entrain!
Des grévistes pleins d'entrain!
Des grévistes pleins d'entrain!
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